Golf/Jeux africains de la jeunesse Luanda 2025 : à 14 ans, l’Ivoirien Ulrich Kouassi confirme, son entraîneur « très satisfait »
À seulement 14 ans, Ulrich Kouassi continue de faire parler de lui sur les greens africains. Le jeune golfeur ivoirien, révélé à Yamoussoukro, a pris une prometteuse 5ᵉ place au Mangais Golf Club House de Luanda, en Angola, lors des Jeux africains de la jeunesse 2025, une performance saluée par son entraîneur Alain Danho, ancien joueur du PGA European Challenge Tour.
Présent en Angola avec son poulain, le technicien ivoirien n’a pas caché sa satisfaction à l’issue de la compétition, disputée dans des conditions qu’il juge exigeantes. « Je réponds oui, tout de suite », affirme-t-il, interrogé sur le bilan sportif de son jeune protégé.
Selon Alain Danho, le contexte n’était pourtant pas idéal pour performer. « Vu les conditions du voyage et la reconnaissance du parcours faite en une seule après-midi, environ trois heures, ce n’est clairement pas suffisant pour un joueur engagé sur trois à quatre jours de compétition », explique-t-il. Il souligne également la difficulté du parcours angolais, « très technique, bien plus exigeant que celui de Yamoussoukro », un paramètre qui aurait pu peser sur le moral d’un joueur aussi jeune.
Malgré ces obstacles, Ulrich Kouassi a su monter en puissance au fil des jours. « Il a débuté avec un score de 80 avant de progresser jusqu’au dernier jour pour terminer 5ᵉ et frapper aux portes du niveau professionnel. C’est tout simplement exceptionnel et très satisfaisant », insiste son coach, membre du PGA Côte d’Ivoire.
Au-delà des chiffres, Alain Danho met en avant les qualités humaines et mentales du jeune golfeur. « C’est un garçon sérieux, discipliné, très à l’écoute et solide dans le jeu », décrit-il, voyant dans cette maturité précoce un atout majeur pour la suite de sa carrière.
Cette performance relance naturellement le débat sur l’avenir d’Ulrich Kouassi et, plus largement, sur les ambitions du golf ivoirien. Pour son entraîneur, le potentiel ne fait aucun doute. « À seulement 14 ans, cet enfant montre clairement qu’il est un crack. Oui, nous pouvons rêver avec lui, mais sous certaines conditions », prévient-il toutefois.
Alain Danho estime que l’accompagnement sera déterminant. « S’il reste uniquement en Côte d’Ivoire, ce sera compliqué d’atteindre le très haut niveau. Il faut que la Fédération ivoirienne de golf se penche sérieusement sur son cas », plaide-t-il, lançant également un appel aux autorités publiques.
« J’en appelle à l’État de Côte d’Ivoire pour soutenir ce talent », ajoute-t-il.Ulrich Kouassi n’est d’ailleurs pas un cas isolé, selon son entraîneur. Le technicien affirme travailler, année après année, à l’émergence de nouveaux talents. « Oui, il y en a plusieurs », assure-t-il, citant notamment Ivan Yao, Pierre-Antoine Ahi, Milan Ahi et Djebo Mario.
Pour Alain Danho, l’enjeu dépasse les performances individuelles. « Ce sont de véritables pépites que nous devons, main dans la main avec l’État et la Fédération, accompagner et façonner golfiquement pour l’avenir du golf ivoirien », conclut-il.
À Luanda, Ulrich Kouassi a peut-être dit adieu aux Jeux africains de la jeunesse, mais son parcours, lui, ne fait que commencer.



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