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Côte d’Ivoire : le métro d’Abidjan sera livré en 2028, assurent les autorités

En visite sur le chantier de la future ligne 1 du métro d’Abidjan, le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, s’est déclaré mardi « rassuré » par l’avancement des travaux, assurant que l’infrastructure, considérée comme l’un des projets les plus structurants du pays, pourra être livrée « d’ici fin 2028 », conformément au calendrier fixé.

Accompagné de la ministre déléguée française auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Éléonore Caroit, le responsable ivoirien a parcouru plusieurs tronçons entre la gare lagunaire du Plateau et Abobo Sagbé, un secteur emblématique de la progression des travaux. Le métro, fruit d’une coopération de longue date entre Abidjan et Paris, doit profondément transformer la mobilité dans le grand Abidjan, une métropole aujourd’hui saturée par les embouteillages.

« Environ 180 millions de voyageurs seront transportés chaque année. En y ajoutant les capacités de la SOTRA et du futur BRT, nous dépasserons les 400 millions de passagers par an », a affirmé Amadou Koné, soulignant l’impact majeur de ce réseau ferroviaire sur les déplacements quotidiens de millions de personnes.

Le ministre a également mis en avant les retombées sociales du chantier, qui mobilise à ce jour près de 4 000 travailleurs. Selon lui, le projet « contribue non seulement à améliorer la mobilité, mais aussi à renforcer les compétences et à créer de l’emploi local », un enjeu crucial dans une capitale économique en pleine expansion démographique.

Au terme de la visite, Amadou Koné a assuré que « le taux de réalisation est très appréciable » et que les équipes « avancent avec rigueur », permettant d’envisager la livraison du métro à l’horizon 2028. Un message visant à rassurer une opinion publique attentive à ce chantier emblématique, plusieurs fois retardé depuis son lancement initial.

Pour la France, partenaire technique et financier du projet, le métro d’Abidjan représente également une vitrine de coopération en Afrique de l’Ouest. « Ce projet est d’une grande valeur, pour la Côte d’Ivoire comme pour la France », a déclaré Éléonore Caroit. « Nous sommes fiers d’y participer, d’y investir et de constater la contribution des entreprises françaises ainsi que les emplois créés ici. »

Longue de 37 kilomètres, la ligne 1 doit relier Anyama au nord à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny au sud, en traversant des zones stratégiques comme le Plateau, Adjamé, Cocody, Treichville ou encore Port-Bouët. Elle comprendra 18 stations, 24 ponts, un viaduc, 34 passages pour piétons et 8 passages souterrains, offrant à Abidjan sa première véritable colonne vertébrale ferroviaire.

Durandeau

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