Côte d’Ivoire : la prime de stage passe de 45.000 à 75.000 FCFA, un coup de pouce pour les jeunes
C’est une annonce qui devrait faire réagir des milliers de jeunes en formation. En Côte d’Ivoire, la prime de stage passe officiellement de 45.000 à 75.000 FCFA par mois. Une hausse significative présentée comme une réponse concrète aux difficultés du quotidien et au défi persistant de l’insertion professionnelle.
L’annonce a été faite jeudi 19 février à Abidjan par le ministre de la Promotion de la Jeunesse, Mamadou Touré, lors de la cérémonie de présentation des vœux de son département au Palais de la Culture. Selon le ministre, cette décision intervient sur instruction du président Alassane Ouattara.
Alignement sur le SMIG
Jusqu’ici fixée à 45.000 FCFA, la prime versée aux jeunes en stage est désormais alignée sur le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), soit 75.000 FCFA. L’objectif affiché est de soutenir le pouvoir d’achat des jeunes en formation et rendre les dispositifs publics d’insertion plus attractifs.
La mesure concerne également les bénéficiaires des Travaux à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO), ces programmes temporaires destinés à offrir des opportunités d’emploi et d’apprentissage à des jeunes souvent éloignés du marché du travail.
Dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et un chômage des jeunes toujours élevé, cette revalorisation représente une augmentation de 30.000 FCFA par mois, un montant non négligeable pour des stagiaires dont beaucoup dépendent encore de leurs familles.
Protection sociale et nouvelles réformes
Au-delà de la prime, le ministre a annoncé l’enrôlement systématique à la Couverture maladie universelle (CMU) de tous les bénéficiaires des dispositifs d’insertion du ministère. Une manière, selon les autorités, de renforcer la protection sociale des jeunes engagés dans ces programmes.
Autre mesure phare : la création d’un fonds spécial de 4,3 milliards de FCFA destiné à soutenir les activités des organisations de jeunesse.
Le ministère prévoit également que les jeunes puissent désormais évaluer les agents de l’administration, dans une logique de redevabilité.
Enfin, l’objectif affiché est ambitieux : atteindre 100 % d’insertion pour les jeunes sortant des Centres de Service civique.
Présent à la cérémonie, Waly Wane, représentant de la Banque mondiale, a salué une politique qui fait de l’emploi des jeunes « une priorité nationale absolue », estimant que les programmes en cours ont déjà transformé la vie de milliers de bénéficiaires.
Durandeau



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