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Économie | 𝐆𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐚𝐜𝐫é 𝐚𝐮 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐏𝐍𝐃 𝟐𝟎𝟐𝟔-𝟐𝟎𝟑𝟎 : 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐩𝐫ê𝐭𝐬 à 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐩𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐞𝐧𝐠𝐚𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬
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Burkina Faso : le prix plancher de l’anacarde fixé à 385 FCFA/kg et celui de la mangue à 95 FCFA/kg pour la campagne 2026

Le Burkina Faso a officiellement lancé samedi à Bobo-Dioulasso sa campagne fruitière 2026, avec l’annonce d’un prix minimum garanti de 385 francs CFA le kilogramme pour la noix brute de cajou et de 95 francs CFA le kilogramme pour la mangue fraîche, deux filières présentées comme « stratégiques » pour la transformation économique du pays.

La cérémonie, organisée à la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso, a été présidée par le ministre d’État en charge de l’Agriculture, le Commandant Ismaël Sombié, qui a procédé à l’ouverture conjointe des campagnes mangue et anacarde, une première dans le pays.

Placée sous la conduite du Comité interprofessionnel de l’anacarde du Burkina Faso (CIAB) et coorganisée avec l’Interprofession des Acteurs de la Mangue du Burkina (APROMAB), avec l’accompagnement du Conseil Burkinabè des Filières Agropastorales et Halieutiques (CBF), la campagne 2026 s’articule autour du thème : « Mangue et anacarde : deux filières stratégiques pour la transformation économique et le développement durable au Burkina Faso ».

Pour la campagne 2026, le prix plancher bord champ est fixé à 385 FCFA/kg pour la noix brute de cajou et à 95 FCFA/kg pour la mangue fraîche. Aucune transaction en dessous de ces seuils ne sera autorisée durant la campagne, selon les autorités.

Ces prix minimums visent à garantir un revenu de base aux producteurs face aux fluctuations des marchés, à encourager une commercialisation plus équitable dès l’ouverture de la saison et à consolider la durabilité économique des deux filières.

Dans son allocution, le ministre a souligné que l’objectif est non seulement d’assurer des revenus stables aux producteurs, mais aussi de renforcer la compétitivité des produits burkinabè sur les marchés nationaux et internationaux.

Au-delà de la fixation des prix, l’accent a été mis sur la transformation locale. Le ministre d’État a procédé à la remise d’équipements d’une valeur totale de 305,4 millions de FCFA à cinq unités de transformation de noix brute de cajou.

Ce financement a été assuré à hauteur de 237,06 millions de FCFA par le CBF, les bénéficiaires ayant contribué pour 68,36 millions de FCFA. L’objectif est de renforcer les capacités industrielles locales et de réduire la part des exportations de produits bruts.

Par ailleurs, des produits phytosanitaires d’une valeur de 33,66 millions de FCFA ont été remis à l’APROMAB pour la protection des manguiers, dans un contexte où la qualité sanitaire constitue un enjeu clé pour l’accès aux marchés extérieurs.

L’interprofession de la mangue a également profité de la cérémonie pour remettre à ses partenaires des chèques d’un montant global de 58,88 millions de FCFA, issus de la collecte réalisée lors de la campagne 2025.

Selon les organisateurs, la campagne 2026 vise à valoriser le savoir-faire des producteurs et transformateurs burkinabè, à dynamiser la commercialisation et à accroître les exportations.

Durandeau

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