Culture : Abidjan abritera le premier Salon de l’artisanat et du tourisme ivoiro-tunisien
Les acteurs ivoiriens et tunisiens de l’artisanat et du tourisme ont lancé jeudi à Abidjan la première édition du Salon de l’artisanat et du tourisme ivoiro-tunisien (SATIT), un nouveau rendez-vous destiné à renforcer les échanges économiques et culturels entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb.
Sur les bords de la lagune Ébrié, les organisateurs ont donné le coup d’envoi officiel d’un événement annoncé comme inédit par son ambition et son format.Le SATIT se tiendra du 5 au 8 février 2026 à l’Ivoire Golf Club, à Abidjan, avec l’objectif de rapprocher les acteurs de l’artisanat et du tourisme des deux pays.
Le salon est porté par Rim Saïdi, promotrice et coordinatrice générale, également deuxième vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie Tunisie–Côte d’Ivoire, aux côtés de Nadiani Fadiga, co-organisatrice et présidente de l’ONG African Green Youth.
Présenté comme une plateforme de coopération économique et de brassage culturel, le SATIT s’inscrit sous le credo : « quand les talents se rencontrent, les économies se renforcent ».L’initiative vise à encourager des partenariats durables entre artisans, entrepreneurs et professionnels du tourisme ivoiriens et tunisiens.
Pendant quatre jours, le salon réunira 24 artisans, dont 12 Tunisiens, parmi lesquels dix feront le déplacement spécialement, et 10 Ivoiriens.
Les visiteurs pourront découvrir une diversité de métiers, allant de la maroquinerie à la cosmétique, en passant par la sculpture, la joaillerie, la mode, la céramique et la gastronomie.Au-delà des expositions, l’événement se veut un levier de croissance pour les petites et moyennes entreprises, à travers le transfert de compétences et l’accès à de nouveaux marchés.
Entre 600 et 800 visiteurs sont attendus pour cette première édition, marquée par des démonstrations et des sessions de réseautage.Le tourisme et le numérique figureront au cœur des échanges, dans un contexte où la visibilité digitale devient un enjeu majeur pour les acteurs du secteur.
Un volet intellectuel est également prévu, avec des panels animés par des experts des deux pays.Les débats porteront notamment sur le rayonnement international des patrimoines locaux, l’innovation et le développement durable dans l’artisanat, ainsi que les mécanismes de financement des créateurs.
Pour Ismaïla Patrick M’Bengue, président de la Chambre de commerce et d’industrie Tunisie–Côte d’Ivoire, le SATIT constitue un outil stratégique pour consolider les relations d’affaires.« La promotion commerciale n’a de véritable durabilité que si elle s’inscrit dans un partage réel des valeurs culturelles », a-t-il déclaré.
De son côté, Nadiani Fadiga a résumé l’esprit du salon comme l’expression d’une coopération Sud-Sud ambitieuse.« Le SATIT 2026 va raconter l’histoire d’un artisanat moderne et d’une coopération Sud-Sud ambitieuse », a-t-elle affirmé.
Début février, Abidjan se positionnera ainsi comme un point de convergence entre Tunis et l’Afrique de l’Ouest, avec l’ambition de faire du SATIT un rendez-vous de référence sur le continent.
Durandeau



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