Les start-ups africaines lèvent 3,1 milliards de dollars en 2025, un rebond de 41%
Les start-ups africaines ont levé 3,1 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 41 % par rapport à 2024, mettant fin à deux années de stagnation des investissements, selon un rapport de la plateforme Launch Base Africa.
Le Kenya est devenu le premier marché pour les start-ups africaines, attirant environ 934 millions de dollars. La progression du pays est portée par de grandes levées dans les énergies renouvelables, les technologies climatiques et la mobilité électrique.
L’Afrique du Sud arrive en deuxième position avec 626 millions de dollars, soutenue par des financements avancés dans la fintech, l’assurance et les services numériques.
L’Égypte se classe troisième avec près de 430 millions de dollars, tirée par les secteurs de la logistique et du numérique.
Le Nigeria, longtemps leader du financement des start-ups africaines, recule à la quatrième place avec 410 millions de dollars.
Les investisseurs citent la volatilité de la monnaie, un taux d’inflation élevé et un climat macroéconomique incertain pour expliquer ce recul.
Au-delà de ces principaux hubs, certains marchés secondaires enregistrent des progrès notables.
Le Sénégal, par exemple, attire davantage de capitaux, illustrant une diversification croissante des infrastructures technologiques sur le continent.
Malgré ce rebond, les montants levés restent inférieurs aux niveaux records du début de la décennie. Aucun nouveau statut de licorne n’a été atteint en 2025.
Les investisseurs privilégient désormais des start-ups rentables et des modèles solides, capables de résister aux incertitudes économiques mondiales.
Selon le rapport, la reprise des investissements reste concentrée, la majorité des fonds étant dirigée vers une poignée de marchés et de secteurs porteurs.
La tendance montre une préférence marquée pour les entreprises innovantes capables de combiner croissance rapide et rentabilité.
Durandeau



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