Championnats d’Afrique Séniors Accra 2026-4×100 m Masculin: La Côte-d’Ivoire sacrée championne avec un nouveau record national à la clé
Dans la soirée brûlante d’Accra, les Éléphants sprinteurs ont fait rugir la fierté ivoirienne et écrit une page d’or de l’athlétisme africain. Annoncée parmi les outsiders, la Côte d’Ivoire a déjoué tous les pronostics pour s’emparer du sacre continental du relais 4×100 m avec un chrono étincelant de 38’’52, nouveau record national.
Et pourtant, rien ne semblait promis au quatuor Ivoirien.Quatrièmes et propulsés en finale grâce à un temps de 39’’46, les Ivoiriens se présentaient en finale avec le cœur plus que les faveurs des bookmakers. Mais les grandes histoires naissent souvent dans l’adversité.
Ce vendredi 15 mai au stade de l’université d’Accra, Arthur Cissé, Magas Yasir Traoré, Cheickna Traoré et Ismaël Razack Koné ont couru comme portés par tout un peuple. Transmission après transmission, les Éléphants ont gagné du terrain, jusqu’à cette dernière ligne droite d’anthologie où Cheickna Traoré, lancé comme une flèche, a renversé le destin pour offrir à la Côte d’Ivoire une médaille d’or aussi inattendue qu’historique.
Derrière eux, le Nigéria (38’’70) et le Ghana (38’’74) ont dû s’incliner devant la furia ivoirienne. Les bronzés de Douala sont devenus rois d’Afrique.« Déjà, c’est une grande victoire pour nous. Nous pensions à une médaille parce que nous avons des gars en forme. C’est vrai qu’on ne s’attendait pas forcément à l’or, mais chacun a donné le meilleur de lui-même. Nous sommes fiers de cet exploit », a confié, ému, le capitaine Arthur Cissé Gué.
Avec ce chrono de légende, les Éléphants effacent des tablettes le vieux record national de 38’’60 établi le 12 août 2003 par Yves Sonan et ses coéquipiers. Vingt-trois ans plus tard, une nouvelle génération vient inscrire son nom dans l’éternité.
Chez les dames, le rêve de podium s’est envolé de peu. Maboundou Koné et ses coéquipières ont terminé au pied du podium en 44’’87, derrière le Nigéria, le Libéria et le Ghana, après une course courageuse et pleine de caractère.
Ce samedi, l’ivresse du peuple Ivoirien pourrait être à son paroxysme avec le 200 m, où les chances de breloques voire de sacres continentaux sont réelles.
S.E



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