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𝐀𝐝𝐚𝐩𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐜𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 : 𝐋𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 𝐍𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐂𝐡𝐚𝐧𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐂𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭é𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐦é𝐜𝐚𝐧𝐢𝐬𝐦𝐞 𝐋𝐨𝐂𝐀𝐋
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Interview avec Khalil Ndiaye, responsable des partenariats et des activations à la Basketball Africa League (BAL) : « Le Tournoi des Quartiers sert de passerelle vers la BAL »

À la faveur du lancement officiel de la 2ᵉ édition du Tournoi des Quartiers, ce lundi 20 juillet au Centre Sportif et Culturel des TIC Ivoiro-Coréen Alassane Ouattara (CSCTICAO), nous avons rencontré M. Khalil Ndiaye, responsable des partenariats et des activations à la Basketball Africa League (BAL), pour un entretien exclusif.

Qu’est-ce que la Basketball Africa League et en quoi consiste-t-elle ?

La Basketball Africa League est une collaboration née d’un partenariat entre la NBA et la FIBA. Notre but est de créer une véritable ligue continentale et panafricaine sur le continent africain.

Sur le plan technique, elle fonctionne comme une Champions League et regroupe les 12 meilleurs clubs africains. Le format se divise en deux : six équipes sont directement qualifiées via les ligues nationales sélectionnées par la NBA, et six autres gagnent leur place à travers un tournoi qualificatif organisé par la FIBA, appelé le Road to BAL. Les équipes qualifiées s’affrontent ensuite dans un tournoi qui dure actuellement trois mois, entre mars et fin mai ou début juin. Elles sont réparties en plusieurs poules selon les marchés où nous jouons, avant de disputer des phases finales rotatives selon les pays partenaires.

Quel est l’objectif global derrière toute cette organisation ?

Tout cela est mis en place pour développer le basket-ball sur le continent africain. L’idée maîtresse est de retenir nos talents locaux qui, par manque de moyens ou d’infrastructures en Afrique, choisissent souvent de s’exiler très tôt vers l’Europe ou les États-Unis.
Avec la BAL, nous construisons un écosystème complet. Nous ne formons pas seulement des joueurs : nous renforçons les capacités des arbitres et nous formons les entraîneurs à travers des coaches clinics. C’est une ligue d’une classe exceptionnelle, panafricaine et mondiale, faite par les Africains et pour les Africains.

Quel rôle joue la Fédération Ivoirienne de Basket-ball (FIBB) à vos côtés ?

La Fédération ivoirienne est un partenaire de premier plan qui nous soutient au quotidien. Elle nous aide activement dans la détection des joueurs, le choix des entraîneurs pour nos cliniques de formation, ainsi que sur toute la facilitation logistique et le cadre de travail. Partout où la BAL se déploie, l’appui des fédérations locales est le moteur principal.

Nous sommes ici aujourd’hui pour un événement particulier à Abidjan. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Tout à fait ! Nous sommes à Abidjan pour la deuxième édition du Tournoi des Quartiers, organisé en partenariat avec Wave Côte d’Ivoire. C’est une initiative que nous avons lancée l’année passée et qui porte déjà ses fruits.
Elle nous a permis de détecter de superbes profils comme Mike Yayo, qui évolue aujourd’hui en équipe nationale, ou encore Malik Souare, repéré lors du premier camp et qui joue désormais à l’ABC.

Cette année, le tournoi prend de l’ampleur et rassemble 16 équipes de la capitale : 8 équipes masculines et 8 équipes féminines. Ces jeunes viennent de différentes communes d’Abidjan, notamment de Yopougon, Marcory, Le Plateau, Abobo ou encore Koumassi.

En résumé, ce Tournoi des Quartiers sert de passerelle vers la BAL ?

Exactement. Ce tournoi a pour vocation première de détecter les talents bruts dans les communes afin de les intégrer à l’écosystème de la Basketball Africa League. C’est une action qui s’inscrit parfaitement dans la synergie de nos activités off-season (hors saison), que nous menons en dehors des périodes de la saison régulière de la BAL.

Propos recueillis par Dah Sami

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