Côte d’Ivoire/Assemblée nationale : le budget 2026 de 17 350,2 milliards FCFA adopté à l’unanimité en commission
Le projet de loi de finances 2026 de la Côte d’Ivoire, arrêté à 17 350,2 milliards F CFA et accompagné de son annexe fiscale, a été adopté à l’unanimité au petit matin samedi par la Commission des Affaires économiques et financières (Caef) de l’Assemblée nationale, après quatre jours de discussions soutenues entre les députés et les membres du gouvernement.
Les travaux, entamés en milieu de semaine, se sont achevés samedi à 00h45, à l’issue d’une séance nocturne consacrée à l’examen final du texte. Vendredi soir, autour de 22h, le ministre des Finances Adama Coulibaly, maître d’œuvre de la politique budgétaire, était revenu devant la commission pour défendre l’annexe fiscale puis le budget consolidé, avant leur adoption sans réserve.
« Nous repartons satisfaits du fait que nous avons un budget adopté à l’unanimité. Cela signifie que les représentants de la Nation sont totalement en phase avec notre projet », a déclaré le ministre, saluant « l’endurance » des députés et « la qualité des échanges ». Selon lui, « le budget est en hausse parce que les ambitions du gouvernement sont fortes et touchent tous les secteurs », avec un accent mis sur « le développement du capital humain » et « l’amélioration des conditions de vie des populations ».

Le budget 2026, a-t-il détaillé, s’équilibre en ressources et en dépenses à 17 350,2 milliards F CFA, contre 15 339,1 milliards en 2025. Il est structuré en 29 dotations et 158 programmes, dont 39 relèvent des Comptes spéciaux du Trésor. Le gouvernement anticipe une croissance économique de 6,5 % en 2025, puis 6,7 % en 2026, confirmant « la résilience de l’économie nationale ».
L’inflation, contenue à 3,5 % en 2024 après 5,2 % en 2022 et 4,4 % en 2023, devrait reculer à 1 % en 2025 avant de se stabiliser autour de 1,5 % en 2026, en dessous de la norme communautaire de 3 %, grâce notamment « à la maîtrise des prix des produits alimentaires ».
« En 2026, la politique budgétaire visera à favoriser une croissance forte, durable et inclusive », a résumé M. Coulibaly.

Annexe fiscale : 41 mesures autour de six axes
Le ministre a également défendu l’annexe fiscale 2026, composée de 41 mesures orientées vers l’amélioration de la performance du système fiscal. Les réformes proposées portent sur le renforcement de la mobilisation des ressources, la promotion de l’habitat rural, la transition environnementale, le soutien à l’économie pour « améliorer la compétitivité des entreprises », la rationalisation de l’outil fiscal et divers ajustements techniques.
Cette stratégie fiscale, a-t-il expliqué, « vise une hausse des recettes fiscales tout en soutenant la politique sociale du gouvernement ».Après l’adoption en commission parlementaire, le projet de loi de finances prendra la direction du Sénat à Yamoussoukro, dernière étape avant son adoption définitive. Le gouvernement espère obtenir rapidement l’aval de la Chambre haute afin de disposer des moyens nécessaires à la mise en œuvre du programme du président Alassane Ouattara, réélu le 25 octobre.
Durandeau



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