Pollution plastique : l’INC-5.2 échoue à trouver un accord mondial
Après dix jours de négociations intenses, la communauté internationale n’a pas réussi à s’entendre sur un traité global contre la pollution plastique. La deuxième partie de la cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation (INC-5.2), qui s’est tenue du 5 au 14 août, s’achève sur un constat d’échec.
Réunis à plus de 2 600 participants, dont 1 400 délégués représentant 183 pays, les États espéraient finaliser un texte juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique, de sa conception jusqu’à son élimination. Mais les divergences sont restées trop profondes.
Produire moins ou gérer mieux ?
Au cœur du blocage : la question de savoir s’il fallait fixer des plafonds à la production mondiale de plastique, ou concentrer les efforts sur une meilleure gestion des déchets, la réutilisation et l’écoconception. Chaque proposition nécessitant l’unanimité, aucun compromis n’a pu émerger.
Une déception tempérée par l’espoir
Cet échec ne signe pas la fin du processus, mais en retarde l’issue. Les négociations reprendront ultérieurement, à une date encore inconnue. Malgré la déception palpable, le président de l’INC, l’ambassadeur équatorien Luis Vayas Valdivieso, a tenu à insuffler de l’espoir :
« Cela ne doit pas nous décourager. Au contraire, cela doit nous pousser à retrouver notre énergie, renouveler nos engagements et unir nos aspirations. »
Un enjeu urgent
Alors que la planète croule sous les déchets plastiques – avec des millions de tonnes déversées chaque année dans les océans – l’incapacité des pays à s’accorder illustre les tensions entre intérêts économiques et impératifs environnementaux. Les regards se tournent désormais vers la prochaine session de négociations, considérée comme cruciale pour donner une réponse mondiale à l’une des crises écologiques majeures de notre époque.



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