Côte d’Ivoire : Kandia Camara marraine du FEMUA 18, dédié à l’intelligence artificielle
La présidente du Sénat ivoirien, Kandia Camara, a accepté d’être la marraine de la 18ᵉ édition du Festival des Musiques Urbaines d’Abidjan (FEMUA) du groupe Magic System, prévue du 28 avril au 3 mai 2026 à Abidjan et à Aboisso.
Mme Camara a reçu le groupe Magic System, conduit par son lead vocal Salif Traoré, dit Asalfo, commissaire général du FEMUA. Les échanges ont porté sur les grandes orientations de cette nouvelle édition d’un des rendez-vous culturels majeurs d’Afrique de l’Ouest, qui associe concerts, actions sociales et débats de société.
Placée sous le thème « Intelligence artificielle : menace ou opportunité », l’édition 2026 entend interroger l’impact des technologies numériques sur la création artistique, l’emploi des jeunes et les dynamiques sociales, selon les organisateurs. Une thématique jugée « au cœur des enjeux contemporains » par la présidente du Sénat, qui a salué « la capacité du FEMUA à allier musique, engagement citoyen et réflexion ».
« J’ai accepté avec honneur d’être la marraine du FEMUA 18 », a déclaré Kandia Camara, soulignant l’importance de la culture comme levier de cohésion sociale et de développement. Elle a également rendu hommage à l’engagement du groupe Magic System « en faveur de la culture et du vivre-ensemble », rappelant la dimension sociale du festival, connu pour ses actions en faveur de l’éducation et de la santé.
Créé en 2008 par Magic System, le FEMUA s’est imposé comme un événement phare du calendrier culturel ivoirien, attirant chaque année des dizaines de milliers de festivaliers et des artistes venus d’Afrique et d’ailleurs. Au-delà des concerts, le festival se distingue par son « carrefour », un espace de débats et de conférences consacré aux grandes questions économiques, sociales et technologiques.
Pour cette 18ᵉ édition, Abidjan accueillera l’essentiel des spectacles, tandis qu’Aboisso, dans le sud-est du pays, abritera une partie des activités sociales, conformément à la tradition du FEMUA de décentraliser certaines actions au profit des villes de l’intérieur.
Asalfo a, pour sa part, réaffirmé la volonté des organisateurs de faire du FEMUA « un espace de réflexion accessible au grand public », estimant que la question de l’intelligence artificielle concerne « autant les artistes que les citoyens ».
Durandeau



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