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JAJ 2025 : à Luanda, le Dr Cécile Kadjo au cœur de la réussite médicale ivoirienne

Discrète mais déterminante, l’action du corps médical ivoirien a pesé dans le bilan sportif de la Côte d’Ivoire aux 4es Jeux Africains de la Jeunesse (JAJ) à Luanda, conclus avec neuf médailles. À la tête du dispositif, le Dr Cécile Kadjo, responsable de la Commission médicale, a piloté une prise en charge rigoureuse des athlètes, sans évacuation ni hospitalisation tout au long de la compétition.

« Globalement, le bilan est très satisfaisant », résume le Dr Kadjo, soulignant un indicateur clé : l’absence de cas graves malgré l’enchaînement des épreuves et l’intensité des efforts. Quelques incidents mineurs ont toutefois jalonné le séjour angolais. En cyclisme, une chute sans gravité a été signalée. À l’escrime, l’équipe médicale a traité un ongle incarné abcédé ainsi qu’une lésion musculaire, rapidement maîtrisée grâce à l’intervention des kinésithérapeutes.

Le moment le plus délicat est survenu au taekwondo, lorsqu’un athlète a brièvement perdu connaissance en plein combat. « Il s’agissait d’une hypoglycémie liée aux contraintes de gestion du poids », explique le médecin. La situation a été prise en charge sur place, avec un apport immédiat en sucre et une réalimentation adaptée. L’athlète a pu reprendre la compétition et décrocher, par la suite, une médaille d’argent.

Face à un programme dense et à plusieurs disciplines disputées simultanément, le Dr Kadjo et son équipe ont mis en place une organisation millimétrée. « Nous avons procédé à un dispatching stratégique de notre équipe en fonction du calendrier des compétitions », précise-t-elle, afin d’assurer un suivi médical adapté à chaque sport. « Le travail abattu a été remarquable », ajoute-t-elle en saluant l’engagement de l’ensemble du personnel mobilisé.

La récupération a constitué un axe central de la stratégie médicale, notamment dans des disciplines exigeantes comme le taekwondo, l’escrime et le basket 3×3. Après les compétitions, les athlètes bénéficiaient systématiquement de massages et d’étirements à l’hôtel. « La performance du lendemain dépendait largement de la qualité de cette récupération », souligne le Dr Kadjo, qui insiste également sur le rôle de l’alimentation et de l’hydratation, avec des repas riches en fruits et légumes pour prévenir crampes et fatigue.

Autre défi majeur à Luanda : le risque élevé de paludisme. Là encore, la prévention s’est révélée efficace. « Dès notre arrivée, un dispositif anti-moustiques était déjà opérationnel sur les sites d’hébergement », explique la responsable médicale. Associée à une vigilance constante du staff, cette mesure a permis d’éviter tout cas au sein de la délégation ivoirienne.

Au terme des Jeux, le Dr Cécile Kadjo dresse un constat clair : « L’équipe médicale a joué un rôle crucial dans les performances réalisées par nos athlètes ». Une contribution essentielle, souvent dans l’ombre, mais déterminante dans la réussite ivoirienne à Luanda.

Durandeau

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