Côte d’Ivoire : l’INTERPRU lance la Foire Ivoire Tabaski 2026 pour promouvoir l’élevage local
L’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière des petits ruminants (INTERPRU) a lancé vendredi à Abidjan au cours d’une conférence de presse, la Foire Ivoire Tabaski 2026, une initiative destinée à promouvoir l’élevage local et à renforcer la souveraineté alimentaire en Côte d’Ivoire, à quelques mois de la fête de l’Aïd el-Kébir ou fête de la Tabaski.
Placée sous le thème « Développement inclusif de l’élevage local pour une souveraineté alimentaire durable », cette foire se veut une vitrine nationale et internationale de la filière ovine et caprine, dans un contexte marqué par une forte dépendance aux importations de bétail à l’approche de la Tabaski.
L’événement va s’étendre sur trois semaines du 12 mai au 03 juin 2026 à Abidjan et dans trois autres villes à savoir Yamoussoukro, Bouaké et Korhogo. Il est prévu des expositions, des ventes, du B2B, des dégustations, des ateliers didactiques et des formations. La Foire Ivoire Tabaski vise à transformer la période de la Tabaski en levier économique, culturel et social, en mettant en lumière les produits d’élevages locaux et en valorisant le savoir-faire ivoirien.
Plus précisément, les organisateurs ont prévu entre autres un parc à bétail, un Tabaski marketing (grand marché couvert avec tout pour préparer la fête), un espace entreprises, des animations. Ils attendent plus de 500.000 personnes, 1.000 exposants. Concernant les ventes prévues, on aura 100.000 têtes de petits ruminants, 20.000 autres animaux (volailles, bœufs, etc..). En termes de couverture média, plus de 7,5 millions de personnes touchées directement et indirectement.
Officiellement reconnue par le décret n°177 du 12 mars 2025, l’INTERPRU entend, à travers cet événement, structurer et moderniser une filière jugée stratégique. « La Foire Ivoire Tabaski est née d’une volonté claire : structurer, anticiper et apaiser l’organisation du marché du mouton de Tabaski, au bénéfice des populations, des professionnels et de la stabilité sociale », a déclaré le président du Conseil d’administration de l’organisation, Générale Gaoussou Soumahoro.

Selon lui, l’initiative vise à fédérer l’ensemble des acteurs, éleveurs, commerçants, autorités et partenaires techniques, afin de répondre aux enjeux de souveraineté alimentaire et de création d’emplois. « Notre mission est de promouvoir un développement durable et intégré de la filière des petits ruminants », a-t-il insisté.
Pour piloter cette première édition, le Conseil d’administration de l’INTERPRU a nommé Madame Louvel-Yao Noël commissaire générale de la Foire Ivoire Tabaski. Elle aura pour mission d’assurer la conception, la coordination et la mise en œuvre opérationnelle de l’événement, en lien avec les partenaires institutionnels, religieux et professionnels. Le PCA a salué « son engagement constant en faveur de la structuration des filières et de la recherche de solutions durables face aux défis économiques et sociaux ».

L’organisation de la foire s’appuiera également sur un partenariat avec le Groupe La Tribu, agence spécialisée en communication et stratégie. Sa régie, COM’ON, a été désignée régie officielle de l’événement. Représenté par sa superviseure générale, Véronique Desverchere, le groupe sera chargé de déployer une stratégie de communication destinée à assurer la visibilité et le rayonnement de la foire.
Fort de plus de trente ans d’expérience, le Groupe La Tribu mettra son expertise au service d’un événement que l’INTERPRU souhaite inscrire durablement dans le paysage économique et social ivoirien. « Nous voulons faire de la Foire Ivoire Tabaski un événement structuré, crédible et appelé à s’imposer comme une référence », a conclu le président du Conseil d’administration.

Prévue en amont de la Tabaski 2026, la foire ambitionne de valoriser la production locale, de renforcer les capacités des acteurs de la filière et de contribuer à une meilleure organisation du marché du bétail en Côte d’Ivoire.
Il faut noter que le marché de la viande en Côte d’Ivoire est estimé à 1,3 milliard de dollars en 2022 avec une projection de 2,3 milliards en 2027. L’effectif du cheptel en tête est évalué à 6,35 millions. La Côte d’Ivoire est fortement dépendante des importations, 32% des besoins en viande de petits ruminants. Toutefois, le pays se montre ambitieux avec un taux de 70% de couverture des besoins en viande de petits ruminants.
Durandeau



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