JAJ Angola 2025: l’athlétisme ivoirien repart sans médaille mais riche d’enseignements
À défaut de podium aux Jeux africains de la jeunesse (JAJ) en Angola, l’athlétisme ivoirien quitte Luanda avec la conviction d’avoir posé les bases de succès futurs, porté par des performances prometteuses et l’expérience acquise par ses jeunes talents.
Deux demi-finales, une finale du 100 m masculin et des prestations jugées solides dans des conditions difficiles: le bilan sportif de la Côte d’Ivoire aux JAJ Angola 2025, sans médaille à l’arrivée, n’en demeure pas moins encourageant. Entraîneur des deux athlètes engagés, Thierry Konan préfère retenir l’essentiel: « Nos enfants ont acquis l’expérience pour briller demain ».
Chez les garçons, Eliel Kassi a marqué les esprits en atteignant la finale du 100 m, tout en livrant une course jugée « encourageante » sur 200 m. « Il a bien géré la compétition malgré le contexte. Ce sont des repères importants pour la suite », explique son entraîneur.
Côté féminin, Touboui Lou Estelle a également franchi le cap des demi-finales, dans un environnement que le staff décrit comme particulièrement éprouvant.
« Je parle même d’exploit », insiste Thierry Konan, évoquant les contraintes logistiques. « Parcourir près de 75 kilomètres entre Luanda et Bengo à la veille de la compétition, après de longues heures de voyage, et réussir une première sortie internationale de ce niveau, c’est tout simplement remarquable », souligne-t-il, saluant la capacité d’adaptation et la maturité de ses athlètes.
L’absence de médaille peut-elle être assimilée à un échec? L’entraîneur écarte cette lecture. « Forcément, lorsqu’on participe à une compétition, l’objectif est de gagner. Ne pas en rapporter peut être frustrant, mais cela ne signifie pas un échec », tranche-t-il. « Nous repartons avec des enseignements majeurs et une expérience précieuse, parfois plus importante que le métal. »
Au-delà des résultats bruts, ces JAJ s’inscrivent dans une trajectoire de formation. Pour Thierry Konan, l’enjeu se situe à moyen terme. « Si nous poursuivons le travail entamé, ces enfants feront partie de la relève de l’athlétisme ivoirien », assure-t-il, convaincu qu’une génération prometteuse est en train d’émerger au pays.« Notre mission est de continuer à les polir et à les encadrer afin qu’ils portent haut les couleurs de la Côte d’Ivoire », conclut-il, projetant déjà ses athlètes vers les prochaines échéances continentales et internationales. À Luanda, l’athlétisme ivoirien n’a pas cueilli de médailles, mais il a semé des graines.
Durandeau



Laisser un commentaire