A Suivre

Climat : dix banques multilatérales promettent 185 milliards USD d’ici 2030 pour soutenir les pays en développement

Dix banques multilatérales de développement se sont engagées lundi à mobiliser 185 milliards de dollars d’ici 2030 pour aider les pays à revenu faible et intermédiaire à atténuer les effets du changement climatique et à s’y adapter, a annoncé le groupe en marge de la COP30 à Belém, au Brésil.

Selon des informations relayées par Bloomberg, ces fonds financeront des projets visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renforcer la résilience des infrastructures, des écosystèmes et des populations les plus vulnérables aux chocs climatiques.

Parmi les institutions signataires figurent la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), le Groupe de la Banque mondiale, la Banque interaméricaine de développement (IDB), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ainsi que la Banque européenne d’investissement (BEI).

D’après Ilan Goldfajn, président de la Banque interaméricaine de développement, quelque 120 milliards de dollars proviendront des ressources propres de ces institutions, tandis que 65 milliards supplémentaires seront levés auprès d’investisseurs privés.

Cette annonce, intervenue dès l’ouverture du sommet, traduit la volonté des grandes institutions financières de répondre aux appels répétés des pays du Sud, qui réclament depuis plus d’une décennie un soutien accru des nations industrialisées face à la montée des risques climatiques.

Les besoins restent pourtant considérables. Le Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) estime, dans son rapport Adaptation Gap Report 2025 : Running on Empty publié le 29 octobre, qu’entre 310 et 365 milliards de dollars par an seront nécessaires d’ici 2035 pour financer les efforts d’adaptation des pays en développement, soit jusqu’à quatorze fois plus que les 26 milliards mobilisés en 2023 par les pays riches.

Pour l’Afrique et l’Asie, particulièrement exposées, les financements devront permettre de renforcer les protections contre les inondations, de développer des cultures plus résistantes à la sécheresse, ou encore de restaurer les mangroves et les forêts qui jouent un rôle clé dans la régulation du climat.

M. Goldfajn a précisé que cet engagement s’ajoutait aux 118 milliards déjà mobilisés en 2024 pour l’action climatique. Mais alors que 170 délégations participent à cette 30e Conférence des Nations unies sur le climat, l’absence de représentants américains de haut niveau souligne les divisions persistantes sur la répartition de l’effort financier mondial.

Durandeau

Laisser un commentaire