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𝐋𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐏𝐑𝐅-𝐆𝐎𝐇-𝐥𝐞 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐁𝐫𝐮𝐧𝐨 𝐊𝐎𝐍É 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 : « 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐲𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐞𝐬𝐭𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 ê𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢é𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬é𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 »
𝐋𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐏𝐑𝐅-𝐆𝐎𝐇-𝐥𝐞 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐁𝐫𝐮𝐧𝐨 𝐊𝐎𝐍É 𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 : « 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐲𝐬𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐞𝐬𝐭𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐭 ê𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐢𝐬𝐬𝐨𝐜𝐢é𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬é𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 »

Transformation numérique:le PAGDS propulse la DGI dans l’ère de l’intelligence géospatiale

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son administration publique. Grâce au Projet d’amélioration de la gouvernance pour la délivrance des services aux citoyens (PAGDS), les technologies géospatiales s’imposent désormais comme un puissant levier d’optimisation de la gestion fiscale et de renforcement de la gouvernance publique.
Cette avancée majeure a été mise en lumière lors de la cérémonie de clôture du PAGDS et de remise officielle des plateformes numériques, organisée le 29 juin 2026 à Abidjan.

Conduit par le ministère des Finances avec l’appui de la Banque mondiale, ce programme visait à accroître la mobilisation des ressources publiques tout en améliorant la qualité des services offerts aux populations dans des secteurs stratégiques tels que la santé, l’éducation et les infrastructures.

Cette rencontre a permis de mesurer les progrès accomplis par l’administration ivoirienne dans sa transition numérique. Bien au-delà de la clôture d’un projet, elle a consacré l’émergence d’un écosystème numérique capable d’améliorer durablement les performances des services publics.

Au sein de cette dynamique, la Direction générale des Impôts (DGI) apparaît comme l’un des principaux bénéficiaires des innovations déployées.

L’intégration des technologies géospatiales lui permet désormais d’affiner la cartographie des contribuables, de fiabiliser les données foncières et d’élargir efficacement l’assiette fiscale.
L’une des réalisations les plus emblématiques demeure le Projet de Recensement Électronique des Parcelles et des Activités Économiques (REPAE), mis en œuvre par la DGI avec l’appui de CGEDS Afrik Geodata. Déployé dans plusieurs localités du pays, ce dispositif a permis de faire passer le nombre d’activités économiques recensées de 9 948 à 27 869. Toutes ces activités sont désormais géolocalisées et reliées aux parcelles cadastrales, offrant ainsi une meilleure visibilité sur le potentiel fiscal national.

Le système repose sur un processus intégré associant collecte numérique des données, validation, géolocalisation en temps réel et interconnexion avec les systèmes d’information de la DGI, renforçant ainsi la fiabilité des informations et l’efficacité du recouvrement fiscal.

Pour le directeur général de CGEDS Afrik Geodata, Diallo Sékou, les performances enregistrées traduisent le potentiel des technologies géospatiales au service de l’administration. Il souligne que les opérations réalisées à l’aide de drones civils de haute précision ont permis de cartographier plus de 600 km² et d’identifier plus de 500 000 parcelles, soit un résultat supérieur de 300 % aux objectifs initiaux qui prévoyaient le recensement de 150 000 parcelles dans trois grandes villes. Cette prouesse technologique, fondée sur la production de cartes géomatiques et de modèles numériques en trois dimensions d’une résolution de cinq centimètres, a également favorisé la création de plus de mille emplois destinés aux jeunes. Elle constitue, selon lui, un atout majeur pour accroître les recettes de l’État à travers une meilleure connaissance du foncier et des activités économiques.

Les innovations issues du PAGDS ne se limitent toutefois pas à la fiscalité. Dans le secteur des infrastructures routières, une plateforme de suivi des chantiers reposant sur la photogrammétrie a été développée au profit d’AGEROUTE. Le dispositif comprend notamment l’acquisition d’équipements spécialisés, la formation de quinze télépilotes de drones, la réalisation de soixante-douze missions aériennes ainsi que le traitement et l’intégration des données collectées.
Parallèlement, huit solutions numériques supplémentaires ont été conçues afin de renforcer la gouvernance économique et la justice commerciale.

Elles concernent notamment la gestion du registre du commerce, le traitement des plaintes des usagers ainsi que les mécanismes de paiement électronique, illustrant la volonté des pouvoirs publics d’accélérer la digitalisation de l’administration.

La cérémonie a réuni des représentants du gouvernement, de la Banque mondiale ainsi que plusieurs acteurs du secteur privé venus découvrir les différentes innovations développées dans le cadre du projet. Les démonstrations réalisées ont suscité un intérêt marqué, plusieurs participants appelant à une généralisation de ces solutions sur l’ensemble du territoire national.

Pour Diallo Sékou, les résultats obtenus démontrent la pertinence des choix technologiques opérés et renforcent la crédibilité de la Côte d’Ivoire auprès des partenaires techniques et financiers, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux investissements dans le domaine du numérique.

Clôturant les travaux, Yao Madeleine, coordonnatrice du PAGDS, a indiqué que le projet a permis de doter l’administration publique de vingt-trois plateformes numériques. Mis en œuvre entre 2019 et 2025 grâce à un financement de 195 millions de dollars, le programme a atteint les objectifs qui lui étaient assignés. Le PAGDS s’affirme désormais comme un instrument stratégique de modernisation de l’action publique, au service d’une administration plus performante, plus transparente et davantage tournée vers les besoins des citoyens.

Sylvain Dakouri

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