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Élections au CNO-CIV : le CIO cloue le bec au  Groupe Solidarité

La tension monte autour du processus électoral au Comité National Olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV). Saisi d’une « note de préoccupation » émanant de certaines fédérations composant le  » Groupe Solidarité« , le Comité International Olympique (CIO) a réagi avec fermeté… tout en prônant l’apaisement.

Dans une correspondance officielle signée par Jérôme Poivey, le CIO rappelle d’emblée un principe fondamental : aucun collectif parallèle de fédérations n’est reconnu en dehors du cadre légal du CNO, conformément à la Charte olympique.«En premier lieu, et comme nous avons eu l’occasion de l’exprimer à plusieurs reprises dans le passė,permettez-nous de vOus rappeler d’un point de vue formel que nous ne reconnaissons aucun « collectif ni « groupement parallèle de fédérations agissant en dehors du cadre légal du CNO ivoirien dũment reconnu par le CIO, conformêment à la Charte olympique. Les fedérations membres du CNO doivent en effet agir et s’exprimer dans le cadre legal du CNO et des organes compétents du CNO,conformément auxX statuts en vigueur du CNO et a la Charte olympique»,lit-on.Un message clair qui recadre les initiatives jugées non conformes.

Mais au-delà de cette mise au point, l’instance olympique ne ferme pas la porte au débat. Elle reconnaît l’existence de préoccupations « sur le fond » et invite les fédérations concernées à engager un dialogue direct avec le CNO-CIV, dans un esprit constructif, transparent et respectueux des textes.« (…) Nous vous demande de bien vouloir vous rapprocher directement du CNO ivoirien afin de traiter vos préoccupations exprimées de manière constructive et en toute bonne foi avec le CNO, dans le cadre des textes et règles applicables (…) Nous resterons naturellement à disposition pour faciliter un dialogue ouvert, responsable et constructif »,écrit Jérôme Poivey, directeur associé, services institutionnels et gouvernance, Relation CNO.

Le CIO souligne également que le CNO ivoirien a déjà apporté des éléments de réponse, notamment à travers un communiqué publié le 17 mars dernier. Pour l’organisation internationale, toute contestation restante doit désormais être traitée dans les canaux officiels, gage de crédibilité et d’efficacité.

Autre point de friction relevé : l’absence de certaines fédérations aux Assemblées Générales. Un choix que le CIO regrette vivement, rappelant que ces instances constituent le cœur du débat démocratique. « Ne pas y participer revient à s’exclure soi-même du processus décisionnel», insiste le message.

Dans un contexte sensible à l’approche des échéances électorales, le CIO lance ainsi un appel à la responsabilité collective. Objectif : préserver l’unité du mouvement olympique ivoirien et garantir un climat serein, au service du sport et des athlètes.

Entre recadrage institutionnel et main tendue, le CIO trace la voie : dialogue, légalité et responsabilité. Le ballon est désormais dans le camp des fédérations.

Michaël K.

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