L’avion de Air Côte d’Ivoire touché à Niamey devrait reprendre les vols « très rapidement »
Une semaine après les tirs qui ont visé l’aéroport international de Niamey, un avion de la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire, atteint alors qu’il était stationné sur le tarmac, devrait reprendre du service « très rapidement ». C’est ce qu’a assuré lundi le ministre ivoirien des Transports, Amadou Koné, à l’issue d’une visite de l’appareil à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan.
Selon le ministre, les équipes techniques sont pleinement mobilisées pour permettre un retour rapide de l’aéronef dans le programme de vols. « Air Côte d’Ivoire continuera, avec quelques modifications liées aux questions sécuritaires, de desservir toutes les capitales au profit de l’ensemble des Africains », a-t-il déclaré, insistant sur la volonté des autorités ivoiriennes de maintenir la continuité du transport aérien régional.
L’incident remonte à la nuit du 28 au 29 janvier, lorsque l’aéroport de Niamey a été le théâtre de tirs nourris d’origine inconnue. Un Airbus A319 d’Air Côte d’Ivoire, alors immobilisé sur le tarmac, a été touché par plusieurs impacts, notamment sur le fuselage et l’aile droite. Aucun passager ni membre d’équipage ne se trouvait à bord au moment des faits.
Dans un communiqué publié après l’attaque, la compagnie ivoirienne avait précisé que l’incident n’avait causé « aucun dommage corporel ni perte en vie humaine ». Elle avait toutefois averti que l’évaluation des dégâts pourrait entraîner une immobilisation prolongée de l’appareil et un réaménagement du programme de vols.
Lors de sa visite à Abidjan, Amadou Koné a salué le travail des équipes qui se sont rendues à Niamey pour sécuriser le personnel et préparer l’avion pour son convoyage vers la Côte d’Ivoire. Il a également indiqué que la compagnie, en lien avec le constructeur de l’appareil, avait déjà entamé les travaux nécessaires afin de le rendre de nouveau « disponible et opérationnel ».
Pour le gouvernement ivoirien, Air Côte d’Ivoire dépasse le simple cadre du transport aérien. Le ministre des Transports a rappelé que la compagnie nationale est perçue comme « un soldat de l’intégration africaine », appelé à rapprocher les peuples et à contribuer au développement économique du continent, malgré un contexte sécuritaire régional de plus en plus instable.
L’attaque de l’aéroport de Niamey n’a pas concerné uniquement Air Côte d’Ivoire. La compagnie panafricaine Asky a également fait état de dommages mineurs sur deux de ses appareils stationnés sur le tarmac cette nuit-là. Là encore, aucun passager ni membre d’équipage n’était présent au moment des tirs.
Du côté des autorités nigériennes, le bilan fait état de quatre militaires blessés et de vingt assaillants tués, dont un ressortissant français, selon les déclarations officielles. D’autres personnes ont été arrêtées. Le chef de l’État nigérien, le général Abdourahamane Tiani, a accusé les présidents français, béninois et ivoirien d’être impliqués dans cette attaque, des accusations fermement rejetées par les pays concernés. L’assaut a par la suite été revendiqué par l’organisation État islamique.
Malgré ces tensions diplomatiques et sécuritaires, Abidjan affirme sa volonté de maintenir ses liaisons aériennes régionales, tout en adaptant ses dispositifs de sécurité. Pour Air Côte d’Ivoire, l’objectif reste clair : remettre rapidement l’appareil touché en exploitation et poursuivre ses opérations sur le continent.
Durandeau



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