Ghana : l’industrie de la mode contribue à 3% du PIB et génère 2,4 milliards de dollars en 2025
L’industrie de la mode au Ghana a généré environ 2,42 milliards de dollars en 2025, contribuant à hauteur de 3% au produit intérieur brut (PIB), confirmant son rôle croissant dans l’économie créative du pays, selon les autorités.
Ce chiffre a été dévoilé par la ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts créatifs, Abla Dzifa Gomashie, lors de la plus grande exposition de mode et de beauté du pays, le Ghana’s Biggest Fashion and Beauty Expo, organisée à Accra. Les revenus directs du secteur devraient par ailleurs atteindre 843 millions de dollars d’ici la fin de l’année, traduisant une dynamique soutenue portée par la demande locale et internationale.
Face à cette croissance, le gouvernement ghanéen entend structurer davantage le secteur. La ministre a ainsi annoncé la création, dès 2026, d’un fonds dédié aux arts créatifs, destiné à renforcer le financement des acteurs de la mode, du textile et des métiers connexes. « L’objectif est de consolider un secteur qui contribue déjà de manière significative à l’économie nationale et qui dispose encore d’un fort potentiel de création de valeur », a-t-elle indiqué.
Ce dispositif financier sera accompagné de l’instauration d’un mois de la mode et du textile, intégré au programme touristique national Black Star Experience. Cette initiative vise à accroître la visibilité des créateurs ghanéens, à attirer des visiteurs étrangers et à positionner le Ghana comme un pôle régional de la mode et du design textile.
Selon le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts créatifs, l’industrie de la mode s’impose désormais comme l’un des piliers de l’économie créative nationale, aux côtés de la musique, du cinéma et des arts visuels. La progression du secteur est alimentée par l’essor des marques made in Ghana, la valorisation des tissus locaux et une présence accrue sur les marchés régionaux et internationaux.
Dans un contexte de diversification économique, les autorités voient également la mode comme un levier stratégique pour l’emploi. Le secteur emploie plus de 25 000 personnes dans le secteur formel et soutient plus de 100 000 emplois dans l’informel, notamment parmi les tailleurs, couturiers, artisans du textile, cordonniers et vendeurs indépendants, selon les données officielles.
Pour renforcer les compétences locales, le gouvernement prévoit aussi la mise en place d’un Programme national d’apprentissage, proposant des formations gratuites et un accompagnement aux jeunes créatifs, avec un accent particulier sur le soutien aux artisans locaux.
À travers ces mesures, le Ghana cherche à réduire sa dépendance aux matières premières et à faire de l’industrie de la mode un vecteur durable de croissance inclusive, combinant création d’emplois, valorisation du savoir-faire local et attractivité touristique.
Durandeau



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