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Côte d’Ivoire : le BURIDA redistribue 354 millions FCFA à près de 5 000 créateurs

Le Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA) a annoncé vendredi la redistribution de 354,1 millions FCFA à 4 980 créateurs, lors de sa cérémonie de présentation des répartitions, marquant une nouvelle étape dans la valorisation du droit d’auteur et des droits voisins en Côte d’Ivoire.

Présidée par Dr Ehouman K. Maxime, nouveau directeur de la Répartition, la rencontre a mis en avant « une démarche régulière et transparente », en présence du chef du département du service, Yobouet Lasme. Selon Dr Ehouman, ces montants traduisent « la vitalité du secteur et l’importance croissante de la gestion collective dans l’écosystème culturel ivoirien ».

La répartition de septembre 2025 porte sur un montant total de 354 170 497 FCFA, dont :

149 769 161 FCFA pour les droits classiques (droits de reproduction mécanique, séances occasionnelles, sonneries téléphoniques),

20 857 500 FCFA pour les droits radios,

183 543 836 FCFA pour les droits en attente de déclaration (œuvres audiovisuelles, musicales, dramatiques, visuelles et littéraires).

Par type de droits, 233,8 millions FCFA sont alloués aux droits d’auteur et 120,3 millions FCFA aux droits voisins.

Les montants redistribués couvrent différentes périodes d’exploitation : avril à juin 2025 pour les DRM et séances occasionnelles, février à avril 2025 pour les sonneries d’Orange, décembre 2024 pour MTN, mai à décembre 2024 pour Moov Africa, et l’année 2024 pour les droits radios.

Sur les 10 020 sociétaires du BURIDA, 4 980 ont bénéficié de cette répartition. La diversité des montants perçus illustre la réalité économique du secteur :

Plus de 1 million FCFA : 90 bénéficiaires,

Entre 500 000 et 1 million FCFA : 77 bénéficiaires,

Entre 250 000 et 500 000 FCFA : 130 bénéficiaires,

Entre 100 000 et 250 000 FCFA : 162 bénéficiaires,

Entre 1 et 20 000 FCFA : 4 200 bénéficiaires.Au total, 516 créateurs, soit 11,8 %, ont perçu un montant équivalent au SMIG.

La répartition révèle également un déséquilibre persistant entre hommes et femmes : 3 992 hommes (80,1 %) contre 988 femmes (19,9 %). Une disparité que le BURIDA dit vouloir intégrer dans ses futures politiques d’équité.

Avec cette opération, l’organisme de gestion collective affirme sa volonté de garantir une rémunération régulière et équitable à ses membres, tout en élargissant la couverture à l’ensemble des modes d’exploitation des œuvres.

Durandeau

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