A Suivre

Financer le développement résilient et vert de l’Afrique

Amplifier la voix de l’Afrique sur le climat et accélérer une transition juste et verte.

C’est l’objectif poursuivi par le deuxième sommet africain sur le climat (Africa Climate Summit) ouvert ce lundi à Addis-Abeba sous le thème  » Accélérer les solutions climatiques mondiales : Financer le développement résilient et vert de l’Afrique« .

Jusqu’au 10 septembre prochain, ce sommet réunissant les dirigeants du continent recherche des engagements audacieux, des partenariats transformateurs et des solutions innovantes pour relever les défis climatiques de l’Afrique.
Dans un esprit d’unité, d’urgence et de détermination, cette plateforme africaine permet de projeter un leadership climatique impossible à ignorer, préparant ainsi le terrain pour que les nations du monde entier se préparent à la COP30.

« Les récentes COP sur le climat ont abouti à des accords mondiaux qui devraient profiter concrètement à l’Afrique et à d’autres régions en développement. Un petit bilan montre qu’un fonds historique pour les pertes et dommages a été annoncé lors de la COP27, une transition juste vers les énergies propres et une transformation dans d’autres secteurs qui ne laisse personne de côté, un objectif mondial en matière d’adaptation lors de la COP28 », indique Simon Stiell, secrétaire exécutif d’ONU Climat dans une récente déclaration commune entre ONU Climat et le Gouvernement d’Éthiopie.

Autre engagement : le triplement du financement climatique en faveur des pays en développement qui passera à 1 300 milliards par an d’ici 2035 et des marchés du carbone opérationnel lors de la COP29, etc.
« Pour concrétiser ces avantages, la COP30 doit prendre des mesures avec des résultats ambitieux qui transforment les accords en résultats concrets sur le terrain, et des solutions évolutives qui ouvrent une nouvelle ère de mise en œuvre. Ce deuxième sommet africain sur le climat est une occasion incontournable d’envoyer un message fort et clair : L’Afrique est prête à intensifier son action en faveur du climat. Mais la COP30 doit veiller à ce que l’Afrique soit pleinement en mesure de le faire. En bref, la COP30 doit tenir ses promesses envers l’Afrique et ses 1,5 milliard d’habitants », lance –t-il.

Selon lui, lorsque tous les pays sont en mesure de prendre des mesures audacieuses en faveur du climat, cela renforce l’ensemble de l’économie mondiale et profite aux 8 milliards d’habitants de la planète.

En présidant à l’ouverture du deuxième Sommet africain sur le climat, le premier ministre d’Ethiopie Abiy Ahmed a indiqué qu’à l’approche de la COP30, l’Afrique doit se présenter non pas comme un bloc de négociateurs mais comme un continent de solutions. »Nous appelons à un véritable investissement, pas à la charité« , déclare-t-il tout en réaffirmant la détermination de l’Afrique et présentant officiellement la candidature de l’Éthiopie à l’accueil de la COP 32.

Il aussi proposé d’établir le « Pacte africain pour l’innovation climatique » qui vise à produire 1 000 innovateurs d’ici 2030 et qui sera financé et détenu par les Africains et mis en œuvre en partenariat avec des partenaires.

Pendant trois jours du sommet sur le climat, des espaces dynamiques serviront de plateformes pour présenter des initiatives et innovations menées par les Africains, organiser des dialogues et des sessions techniques sur les priorités climatiques urgentes, faciliter les engagements interactifs qui inspirent l’action et la collaboration.

Soulignons que chaque pavillon est conçu et géré par son organisateur, des États membres et des organisations internationales aux partenaires et aux réseaux locaux, apportant des perspectives uniques qui enrichissent le sommet.

Les pavillons sont le lieu où les idées rencontrent l’action, où les solutions sont partagées et où l’avenir vert et résilient de l’Afrique est imaginé ensemble. Consulter le programme complet : https://africaclimatesummit2.et/program/

Agridigitale

Laisser un commentaire