Journée mondiale des Océans : Le RJICCE exhorte le gouvernement a formaliser la création de l’ANAGIL
Le monde entier célèbre ce 8 juin 2026, la journée mondiale des Océans. Vivre au bord des plages était perçu avant comme une grâce divine et un luxe pour nos populations. Mais aujourd’hui, cela comporte des risques. En effet, l’élévation du niveau de la mer, conséquence directe du réchauffement climatique menace les zones côtières mondiales et particulièrement les régions vulnérables d’Afrique et d’Asie de submersion et d’érosion. Le phénomène s’accélère, atteignant aujourd’hui environ 4 mm/an contre 1,5 mm/an au siècle dernier, selon les experts.
En Côte d’Ivoire, l’augmentation du niveau de la mer n’est plus à démontrer. Prenons le cas de Grand Bassam où en août 2024, l’ocean atlantique a débordé causant d’importants dommages aux familles et aux opérateurs économiques. Selon certains rapports, entre 2023 et 2024, ce sont 227 et 304 ménages qui ont globalement été impactés par la montée des eaux. La Société d’exploitation et de développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (SODEXAM), avait indiqué le 10 août 2023, les cités d’Assinie, Grand Bassam, Abidjan, et Jacqueville ont touchées par une forte marée avec de grandes hauteurs de vagues. Ces villes balnéaires connaissent des « hauteurs de vagues comprises entre 2.5 et 3 m le long de la côte Est » indiquait la SODEXAM.
Au regard de tout ce qui précède, le Réseau des Journalistes Ivoiriens contre la crise Climatique et Environnementale (RJICCE) tient avant tout à féliciter le gouvernement pour la création en 2012 du Programme National de lutte contre le Changement Climatique (PNCC) et l’exhorte à se pencher sur les conséquences fâcheuses de l’érosion côtière. Nos remerciements au ministère de l’Environnement et de la Transition Ecologique pour la parfaite coordination du projet Waca dont les résultats sont une bouffée d’oxygène pour les communautés de Grand Lahou.
Mais nous voulons aussi rappeler que depuis 2012, le gouvernement s’est doté de mécanismes dont nous appelons maintenant à l’application effectivement contre l’érosion côtière. Il s’agit notamment de l’application de manière intégrale de la loi n° 2017-378 du 2 juin 2017 relative à l’aménagement, à la protection et à la gestion intégrée du littoral. Cette loi, à son article 37, faut-il le rappeler, prévoit la création de l’agence nationale de gestion intégrée du littoral (ANAGIL). Neuf (9) ans après, nous attendons toujours les décrets d’application de l’ANAGIL.
Cette Agence pourrait favoriser l’inclusion des communautés riveraines des côtes dans la gestion du littoral. Nous croyons que l’Anagil pourrait mettre de lutter efficacement contre l’érosion côtière et freiner l’avancée du niveau de la mer.
En conclusion, le RJICCE invite le gouvernement à :
– tout mettre en œuvre pour la création de l’agence nationale de gestion intégrée du littoral (ANAGIL).
– accélérer la mise en œuvre du nouveau code de l’environnement.
Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.
Elvis GOUZA Lagôdjou
Directeur Exécutif du Réseau des Journalistes Ivoiriens contre la Crise Climatique et Environnementale (RJICCE)



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