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Journée olympique : les jeunes talents ivoiriens reçoivent les clés pour performer

La promotion des valeurs de l’olympisme et la préparation des jeunes athlètes ont été au cœur de la Journée olympique 2026, organisée samedi 19 septembre au Crystal Palace de Marcory, en prélude aux Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar, prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026.

Organisée par le Comité national olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV), la rencontre a réuni des jeunes sportifs issus de plusieurs fédérations nationales et des responsables du mouvement sportif ivoirien.

Le point central de cette célébration a été la tenue d’un panel autour du thème « Regards croisés de l’État et du mouvement olympique sportif sur l’avenir de nos jeunes champions ». Les animateurs ont été Adama Doumbia, directeur général des Sports, Jeannot Kouadio Kouamé, secrétaire général du Comité national olympique de Côte d’Ivoire (CNO-CIV), et Méité Ben Youssef, président de la Commission Athlètes du CNO-CIV.

La rencontre a permis de revenir sur les valeurs de l’olympisme, les dispositifs d’accompagnement de l’État et les conditions nécessaires à la progression des jeunes athlètes.

Pour Adama Doumbia, directeur général des Sports, cette journée a d’abord été l’occasion de rappeler les principes portés par l’olympisme, évoquant notamment le courage, le dépassement de soi, l’entraide et le goût de l’effort. Ces valeurs, selon lui, sont « de plus en plus rares dans notre société ou à tout le moins (…) méritent d’être promues dans notre pays ».

Les participants ont également bénéficié d’un rappel sur l’histoire des Jeux olympiques et du Comité national olympique, avant d’aborder les facteurs qui conditionnent l’intégration socioprofessionnelle des jeunes sportifs.

Sur ce point, le directeur général des Sports a mis en avant les mesures prises par l’État, notamment la loi de 2014 relative au sport et ses décrets subséquents, avec notamment le décret portant statut du sportif de haut niveau.

« Nous avons également mis en avant les subventions que l’État accorde aux sportifs de haut niveau via les fédérations en termes de prise en charge de la participation de ces fédérations aux compétitions sportives internationales », a expliqué Adama Doumbia.

Il a également cité « l’octroi de bourses nationales à un certain nombre de fédérations sportives, mais également l’octroi de subventions de préparation aux sportifs de haut niveau ». À ces dispositifs s’ajoutent, selon lui, « plusieurs autres appuis sous la forme d’infrastructures sportives aménagées, l’encadrement de l’État fédéral ».

Adama Doumbia a également évoqué la nécessité pour les athlètes de pouvoir disposer d’équipements accessibles afin de poursuivre leur préparation en dehors des séances encadrées.

« Nous avons également mis le doigt sur la responsabilité des athlètes eux-mêmes pour leur formation, l’intérêt qu’il y a pour eux à s’entraîner en dehors des heures d’entraînement, un travail individuel à faire pour être beaucoup plus performant », a-t-il expliqué. Cette démarche nécessite, selon lui, « naturellement l’existence d’infrastructures faciles d’accès ».

Le ministère des Sports travaille sur cette question à travers « sa politique de construction et de réhabilitation d’infrastructures sportives de proximité dans le cadre des ressources qui lui sont mises à disposition par la taxe sur le tabac », a précisé le responsable.

Il a également appelé à multiplier les rencontres consacrées aux problématiques du sport. « Ce type de rencontres est à saluer et même à multiplier pour poursuivre la sensibilisation de tous les acteurs sur certains fléaux qui minent le milieu sportif », a-t-il déclaré, citant notamment « les discriminations, mais également les harcèlements sexuels et les harcèlements moraux ».

Pour le directeur général des Sports, l’ensemble de ces actions doit se poursuivre en collaboration avec le mouvement olympique et les fédérations. « Le Comité National Olympique (…) est un partenaire important du ministère des Sports et donc de l’État pour la promotion du sport en Côte d’Ivoire », a-t-il rappelé.

Du côté du CNO-CIV, Suzanne Wolber, 3e vice-présidente, a également insisté sur la quantité d’informations transmises aux jeunes sportifs au cours de cette journée. « Je peux dire que la journée olympique de ce jour a été très riche. Beaucoup de connaissances et beaucoup d’informations que les athlètes, je le sais, ne connaissent pas », a-t-elle déclaré.

Elle a notamment retenu la présentation faite par l’État sur les dispositifs destinés aux jeunes sportifs. Pour Suzanne Wolber, ces informations étaient importantes pour les fédérations et les athlètes. « Il y a des informations que les fédérations devraient savoir. Il y a ce qu’on dit, mais il y a la réalité », a-t-elle expliqué. Elle estime que la présence du responsable de l’administration sportive permettait justement de présenter directement ces éléments aux acteurs du sport.

« Étant le grand responsable en charge du sport, il fallait qu’il nous porte ces informations de vive voix pour que chacun d’entre nous soit confronté à ce qui est et à ce qui devrait être », a-t-elle ajouté.

La vice-présidente du CNO-CIV a également évoqué l’objectif de renforcer la présence ivoirienne aux prochains Jeux olympiques de Los Angeles 2028. « Ce que nous souhaitons au niveau du CNO, c’est avoir beaucoup d’athlètes, car aujourd’hui, notre moyenne est de 12. Los Angeles n’est pas loin. Aujourd’hui les rankings doivent être faits. Ce n’est pas trop tard pour certains. Nous souhaiterions donc quand même atteindre une vingtaine d’athlètes, parce que c’est ce nombre qui détermine la taille de la délégation », a expliqué Suzanne Wolber.

À plus court terme, la Côte d’Ivoire prépare sa participation aux Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Dakar, prévus du 31 octobre au 13 novembre prochains. La délégation ivoirienne devrait compter une dizaine d’athlètes engagés dans sept disciplines : athlétisme, basketball 3×3, escrime, lutte de plage, tir à l’arc, natation et taekwondo.

DAK

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