Côte d’Ivoire : un accord de deux millions de tonnes de CO₂ renforce l’ambition climatique du pays
La Côte d’Ivoire a franchi mercredi un nouveau cap dans sa politique climatique en cédant environ deux millions de tonnes d’équivalent CO₂ à la structure Emergent, un engagement présenté comme l’un des accords carbone les plus significatifs du pays à ce jour.
L’opération s’inscrit dans le cadre du Projet de réduction des émissions (PRE) autour du parc national de Taï, l’une des principales réserves forestières du pays. Les crédits proviennent des excédents générés par ce programme, présenté par les autorités comme un modèle dans la lutte contre la déforestation.

Pour Parfait Kouadio, directeur de cabinet du ministre de l’Environnement, l’accord confirme la montée en puissance de la Côte d’Ivoire sur un marché carbone en pleine expansion. « Cet accord illustre la crédibilité de la Côte d’Ivoire sur le marché international du carbone et ouvre la voie à de nouvelles opportunités d’investissement durable », a-t-il déclaré lors de la signature.
Emergent, qui accompagne plusieurs pays forestiers dans la commercialisation de crédits carbone, a salué les progrès réalisés par Abidjan. Son fondateur et PDG, Eron Bloomgarden, a estimé que « ce partenariat contribuera à renforcer les efforts mondiaux de réduction des émissions et à soutenir les communautés locales ».

L’accord s’inscrit dans la trajectoire climatique définie par les CDN 3.0 de la Côte d’Ivoire, qui misent sur une montée en puissance des financements verts et une utilisation accrue des mécanismes de marché pour atteindre les objectifs à l’horizon 2035.
En marge de la signature, des experts ivoiriens ont débattu des enjeux liés au marché carbone et à la conservation. Deux panels ont notamment porté sur les expériences menées autour du PRE et sur l’approche conciliant protection des parcs nationaux et développement rural, illustrée par le Projet agroforesterie Comoé.
Durandeau



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