Éducation-Formation:Kaba Sory (Président de la Kaba Sory (Président de la FOSEPCI) formel : » La liberté syndicale est mise à mal en Côte d’Ivoire « ) formel : » La liberté syndicale est mise à mal en Côte d’Ivoire «
La Fédération des Organisations Syndicales de l’Éducation-Formation de Côte d’Ivoire (FOSEPCI), composée de 11 syndicats issus du public et du privé, a tenu sa rentrée syndicale le mercredi 28 octobre 2026 à la salle de conférence du bloc des IEPP à Yopougon Niangon.
Lors de cette assise, Kaba Sory, président de la fédération, a dans sa prise de parole égrené les différentes revendications de la faîtière.
Pour lui, la question de la prime d’incitation reste une épine dans le pied du gouvernement. « Nous aurons la prime d’incitation », a-t-il déclaré avant de poursuivre : « La lutte pour la prime n’est ni la première, ni la dernière. Si le gouvernement n’était pas dans de bonnes dispositions, à quoi servirait de recruter un cabinet d’experts à coût de milliards pour une étude ? Je crois que derrière ces études, une bonne solution est en route. À nous d’être patients. Au regard de tous les sacrifices consentis, le processus aboutira. Nous sommes demandeurs, mais il faut savoir demander. »
Un appel à la patience
Le président Kaba Sory a exhorté les syndiqués de la FOSEPCI à faire preuve de patience. « C’est notre comportement qui finira par nous donner la prime. Chaque syndicaliste a ses méthodes. L’objectif du syndicaliste n’est pas de faire la grève. L’ultime recours n’est pas la grève. Et nous avons en face de nous la puissance publique. Il faut savoir ruser avec le pouvoir. Allons jusqu’au bout du processus de dialogue avec le pouvoir. Évitons de poser des actes qui mettraient à mal le processus de dialogue social engagé avec le gouvernement. Gardons espoir », a-t-il exhorté.
S’agissant de la gestion des cours de la matinée du mercredi, le président Kaba Sory a rappelé comment cette lutte a été acquise. Il a mentionné que cela a même entraîné l’affectation abusive de plusieurs directeurs d’école. Ce droit a été acquis après une rude bataille. Par conséquent, « la gestion doit faire appel à la vigilance de tous », a-t-il affirmé.
Il a ainsi mis en garde les Inspecteurs de l’Enseignement Préscolaire et Primaire (IEPP). « Nous n’accepterons pas que les IEPP organisent des formations les mercredis. » Le président de la FOSEPCI a également rassuré que la faîtière se battra pour que les instituteurs adjoints bénéficient de concours exceptionnels.
La liberté syndicale mise à mal
Dans son argumentaire, le président de la FOSEPCI a dénoncé le non-respect de la liberté syndicale en Côte d’Ivoire.
À l’en croire, pour avoir fait la grève, le fonctionnaire est ponctionné de manière non proportionnelle. « La liberté syndicale est bafouée dans notre pays », a-t-il martelé.
Le président Kaba Sory a demandé le renforcement du conseil consultatif de négociation par des leaders syndicaux. Il a également exigé que les inspecteurs de l’enseignement primaire acceptent désormais les fiches numériques, et ce, pour la promotion de la pratique informatique et de l’intelligence artificielle.
La FOSEPCI a plaidé en faveur des enseignants du privé. Le leader Kaba Sory a mentionné que les enseignants du privé doivent bénéficier du perdiem octroyé aux enseignants du public. Il demande aussi au ministère de tutelle de revoir à la baisse le coût de l’autorisation d’enseigner.



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