‎Bagoué : l’État sort l’arsenal contre la pollution de l’eau

‎Berges rongées, cours d’eau ensablés, eau contaminée : la Bagoué paie au prix fort l’orpaillage illégal. Face à l’urgence, la Côte d’Ivoire vient de valider son Plan d’action de lutte contre la pollution des eaux (PALPE), du 17 au 19 septembre 2026 à Bouaké.Apprend t-on auprès de Coginta

‎Réunis pendant trois jours, plus de quatre-vingts acteurs ont donné leur feu vert au plan : ministère des Eaux et Forêts, Comité de lutte contre la pollution des eaux, experts de l’eau, des mines, de l’environnement, de la défense et de la diplomatie. L’enjeu : mieux coordonner les institutions et frapper plus fort pour protéger la ressource.


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‎Une ruée vers l’or qui coûte cher à l’eau
‎En vingt ans, l’exploitation artisanale de l’or a explosé dans le bassin transfrontalier de la Bagoué. Si elle fait vivre de nombreuses familles, elle met l’eau, vitale pour les populations et les écosystèmes, sous forte pression. Dégradation des berges, ensablement, qualité de l’eau en chute, écosystèmes aquatiques perturbés, risques sanitaires accrus pour les riverains : le bilan est lourd.


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‎Du terrain à la décision
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‎Le PALPE s’appuie sur une étude socio-hydrographique de la Bagoué, menée pour mesurer les impacts environnementaux, sociaux et économiques de l’orpaillage illégal. Ses résultats ont été présentés lors de plusieurs ateliers aux préfets, sous-préfets, maires, services techniques, chefferies traditionnelles, jeunes et ONG, qui ont pu en discuter et valider les recommandations.
‎Piloté par le Comité de lutte contre la pollution des eaux, créé par arrêté interministériel en 2024, le plan a été affiné lors d’ateliers dédiés à la dégradation des berges, à l’installation de stations hydrologiques et à la coordination des actions de sensibilisation.


‎Sensibiliser, mais aussi légiférer
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‎Pour les acteurs, la réponse ne peut se limiter au changement de pratiques au niveau local : elle exige aussi des politiques publiques fortes et une réponse multiforme de l’État. Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Coginta, le projet SECORCI 2 a accompagné les ministères concernés jusqu’à la validation du PALPE. Reste désormais à passer à l’action sur le terrain.

‎Michaël KOUAKOU, Ambassadeur du Climat

kofilebeni@gmail.com

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