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EEM Business School ouvre ses portes à Grand-Bassam avec l’ambition de former aux standards internationaux

C’est désormais officiel. EEM Business School Grand-Bassam ouvre ses portes pour l’année académique 2026-2027, avec l’ambition de proposer aux étudiants une formation de qualité, orientée vers les standards internationaux et les exigences du monde professionnel.
Cette ouverture s’inscrit dans la politique d’extension du groupe EEM et dans sa volonté de rapprocher les formations de haut niveau des jeunes de Grand-Bassam et du Sud-Comoé.

L’établissement porte notamment le projet « World Class Education », présenté comme une démarche visant à rapprocher les contenus pédagogiques des standards européens, britanniques et nord-américains, tout en répondant davantage aux besoins des entreprises.


« Une éducation aux normes internationales »
Le directeur général d’EEM Business School, Kassi Cédric Georges, a expliqué les ambitions de ce nouveau campus.
« World Class Education, c’est tout simplement l’éducation de classe mondiale, l’éducation aux normes internationales, l’éducation aux normes européennes, afin de rendre nos enfants plus compétitifs et répondre à cette problématique des contenus en Afrique, du problème de l’employabilité, de l’insatisfaction des entreprises lorsque nos jeunes y arrivent », a-t-il expliqué.
Selon lui, l’ouverture du campus de Grand-Bassam répond à la dynamique d’expansion du groupe EEM, après son implantation à Riviera 4. L’objectif est notamment de proposer aux étudiants des profils répondant aux exigences des entreprises, avec une formation comparable à celle dispensée dans plusieurs établissements de référence à l’étranger.
Anglais, mandarin et mobilité internationale
EEM Business School Grand-Bassam entend également se démarquer par l’importance accordée aux langues et à la mobilité internationale.
Le campus prévoit notamment l’apprentissage du mandarin et de l’anglais tout au long de l’année, ainsi qu’un programme de mobilité internationale en Angleterre et au Ghana. Cette mobilité s’appuie, selon les responsables de l’établissement, sur des partenariats avec plusieurs universités britanniques, parmi lesquelles Buckingham, Coventry University et la London School of Economics.
La mobilité ne concerne pas uniquement les études. Elle s’étend également aux stages professionnels.


« La mobilité d’EEM Grand-Bassam conduit sur des diplômes, et cette mobilité existe aussi en matière de stages. Des stages peuvent se faire un peu partout chez nos partenaires », a précisé Kassi Cédric Georges.
Ainsi, les étudiants formés aux standards internationaux pourraient bénéficier de possibilités de stages auprès de partenaires situés en France, au Canada, en Russie et dans d’autres pays.
Une formation basée sur la bidiplomation
L’admission à EEM Business School Grand-Bassam passe par un test de connaissances, destiné à évaluer le niveau académique des candidats.
Le directeur général explique que les enseignements proposés vont au-delà des seuls modules prévus dans les programmes nationaux.
« Nous avons reçu des maquettes pédagogiques du Royaume-Uni, du Canada et de nombreux pays européens, qui ont donné des modules que nos enfants doivent pouvoir maîtriser », a-t-il indiqué.
L’établissement s’inscrit également dans une logique de bidiplomation. Les étudiants pourront ainsi obtenir leur diplôme local et, sous réserve de la validation des examens auprès des établissements partenaires, décrocher un autre diplôme, notamment une licence ou un master délivré dans le cadre des partenariats internationaux.
L’intelligence artificielle au cœur des ambitions
Autre axe majeur affiché par EEM Business School Grand-Bassam : l’intelligence artificielle.
L’établissement souhaite accompagner les étudiants dans une nouvelle étape, en les faisant passer de la simple utilisation des outils d’intelligence artificielle à leur conception.
Pour Kassi Cédric Georges, la Côte d’Ivoire et, plus largement, l’Afrique doivent désormais développer leurs propres solutions technologiques.
« Mais est-ce que l’Afrique a son IA ? Est-ce que nos jeunes en formation en IA nous produisent une IA made in Côte d’Ivoire, made in Africa ? Voilà un peu cette problématique à laquelle il faut répondre », a-t-il insisté.
Une ambition qui s’inscrit, selon lui, dans un contexte mondial marqué par la montée en puissance des technologies d’intelligence artificielle, avec notamment DeepSeek en Chine et plusieurs acteurs majeurs aux États-Unis et en Europe.
Des frais de scolarité clairement annoncés
Pour l’année académique 2026-2027, EEM Business School Grand-Bassam prévoit une capacité initiale d’environ 60 étudiants. Ce nombre pourrait, selon la direction, être multiplié par trois au cours des prochaines années.
Pour le cycle licence, les frais d’inscription sont fixés à 250 000 FCFA, auxquels s’ajoutent 2 250 000 FCFA de frais de scolarité.
Au cycle master, les frais d’inscription s’élèvent à 275 000 FCFA, après le test de connaissances et sa validation, tandis que les frais de formation sont fixés à 2 750 000 FCFA.
Parents et futurs étudiants séduits par le projet
La journée portes ouvertes organisée à Grand-Bassam a permis aux étudiants, aux parents et à plusieurs acteurs du monde professionnel de découvrir les infrastructures, les programmes et les perspectives offertes par le nouvel établissement.
Élève en classe de Terminale C, une participante s’est dite rassurée par les explications reçues.
« J’ai appris aujourd’hui que le projet d’EEM Bassam est une très bonne initiative pour la commune du Sud-Comoé et pour la sous-région. Cela donnera l’opportunité aux élèves, comme le fondateur l’a si bien dit, d’acquérir des compétences supérieures », a-t-elle déclaré.
Elle a toutefois indiqué vouloir échanger davantage avec les responsables de l’établissement afin de vérifier si les filières proposées correspondent à son projet d’études.
De son côté, M. Ebé, directeur général d’entreprise, membre du réseau des jeunes cadres du Sud-Comoé et parent d’élève, s’est félicité de l’implantation de cette Business School à Grand-Bassam.


« Pour nous, c’est une importance capitale de voir qu’une école de business s’installe à Grand-Bassam. Il était intéressant qu’on vienne s’imprégner pour voir exactement ce qu’ils présentent, leurs programmes et ce qu’ils proposent pour permettre aux jeunes, à nos enfants surtout, de pouvoir se former et être une référence en Côte d’Ivoire », a-t-il souligné.
Lui-même issu d’une Business School, avec une formation à Abidjan et à l’ISE de Barcelone, M. Ebé dit mesurer l’importance d’une formation adaptée aux réalités du monde professionnel.

Avec « World Class Education », EEM Business School entend ainsi faire de son campus de Grand-Bassam un espace de formation ouvert sur l’international, combinant enseignements académiques, langues, mobilité, bidiplomation et intelligence artificielle.
À travers cette nouvelle implantation, l’établissement affiche une ambition claire : offrir aux jeunes du Sud-Comoé des formations davantage alignées sur en Côte d’Ivoire comme à l’international.

Zagado G. Kaloua

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